Une série née d’une envie assez simple : regarder autrement ce qui nous entoure.
Avec Macro Rétro, je m’intéresse aux détails, aux matières, aux formes et aux fragments qui passent souvent inaperçus. La macro devient ici moins une manière de montrer le réel qu’une façon de le déplacer.
Chaque image est un petit morceau d’un ensemble plus vaste. Une texture, une lumière, une imperfection, une couleur peuvent devenir le sujet à part entière.
J’ai choisi d’y associer une esthétique volontairement rétro, inspirée de l’image argentique. Un choix qui fait écho à mon rapport particulier au temps, à cette sensation de le voir filer sans toujours avoir pleinement vécu l’instant. Le grain, les teintes et les accidents visuels deviennent alors une manière de ralentir cette course, de retrouver une autre temporalité et de donner toute sa place au moment vécu.
La série rassemble donc des images très différentes, mais reliées par une même recherche : transformer l’infiniment petit en quelque chose de presque abstrait, parfois familier, parfois étrange.
Macro Rétro n’est pas seulement une série sur le détail.
C’est une manière de ralentir le regard.
De chercher ce qui se trouve juste là.
Et de lui donner, le temps d’une image, une autre histoire.
Macro Rétro — une série en cours.
Fractale est apparue à partir d’une envie simple : explorer la lumière naturelle à travers le prisme.
L’idée est venue d’une photographie de ma petite sœur réalisée par un photographe italien, une image qui m’avait profondément marqué par sa lumière, sa créativité et sa poésie. J’ai alors cherché à comprendre quel type de prisme avait été utilisé, avant de découvrir tout un univers d’objets capables de déformer, fragmenter et diffracter la lumière.
Plutôt que de reproduire ce que j’avais vu, j’ai eu envie de chercher ma propre manière de l’utiliser.
La première tentative fut pourtant un échec. En couleur, la lumière se dispersait trop, les couleurs se mélangeaient et l’image devenait presque illisible. J’ai donc laissé cette série de côté.
Puis, un soir, j’y suis revenu.
Ces photographies avaient été réalisées avec mes enfants, dans une période qui n’était pas toujours simple, mais dont je gardais le souvenir de moments profondément simples et précieux.
Je les ai alors traitées en noir et blanc, dans ces tonalités crème que j’aime particulièrement travailler.
Et là, tout a changé.
La lumière qui me semblait excessive est devenue le cœur de l’image. Les défauts sont devenus une écriture, les déformations, une matière. Le format carré leur donnait quelque chose d’intemporel, presque comme de vieux instantanés dont la lumière aurait légèrement bavé.
J’ai compris que je ne cherchais pas simplement à montrer la lumière, mais à la laisser révéler le portrait tout en devenant elle-même le premier élément que l’on remarque.
Elle attire le regard, brouille les contours, fragmente les visages, puis nous ramène à l’essentiel : celui ou celle qui se trouve derrière.
Et au centre de tout cela, il y avait mes enfants. Leurs regards. Leurs expressions. Leurs silences. Une expérimentation devenue une révélation. Une lumière imparfaite devenue langage.
Des fragments devenus souvenirs.
Fractal continue.
Cette nouvelle étape traduit mon envie de faire évoluer la série, sans pour autant rompre avec ce qui l’a construite.
Au départ, certaines images m’ont amené à constater que la couleur pouvait parfois m’échapper. Les lumières se mélangeaient, se superposaient, créant des associations que je ne maîtrisais pas toujours, mais surtout des associations qui ne me parlaient pas. Des couleurs qui ne se répondaient pas, qui n’étaient pas complémentaires, et parfois simplement trop nombreuses dans une même image.
J’ai longtemps considéré cela comme un défaut.
Puis j’ai commencé à me demander si ce défaut ne pouvait pas devenir une qualité.
Alors, plutôt que de chercher à contenir la couleur, j’ai choisi de l’apprivoiser à ma manière. Non pas en cherchant à rendre les images uniformes, mais en essayant de construire un espace colorimétrique cohérent et harmonieux, où chaque couleur puisse trouver sa place.
Cette réflexion a véritablement pris sens à travers une photographie brute (photographie de pose fractale), réalisée de l’un de mes enfants. Une image sans aucune retouche, dans laquelle la lumière avait naturellement créé une colorimétrie qui me semblait juste, évidente.
C’est vers cette harmonie que je souhaite désormais tendre.
Cette nouvelle partie de Fractal est donc une continuité, mais aussi une évolution.
Après avoir exploré la lumière, je cherche aujourd’hui à mieux harmoniser la couleur.
Parce qu’elle n’est plus seulement ce qui habille l’image.
Parce qu’elle n’est plus seulement ce qui habille l’image. Elle devient, à son tour, un nouveau terrain d’exploration.
Seaside 2025 s’est construite au fil d’un été, sans que je ne m’en aperçoive.

Des promenades au bord de l’eau, des lumières changeantes, des silhouettes, des instants partagés, des paysages, des couchers de soleil. Autant de fragments de vie photographiés au gré de mes envies, guidé par ce qui retenait mon regard autant que par ce que je ressentais.
En découvrant ces images réunies, j’ai peu à peu vu se dessiner un fil conducteur. Des scènes, des personnages, des ambiances, des silences. Comme si, sans l’avoir prémédité, j’avais photographié les différents tableaux d’un même théâtre de la mer.

Il y a aussi ce que la photographie nous révèle avec le temps : ces instants que l’on croyait ordinaires et qui, quelques mois ou quelques années plus tard, prennent une autre valeur. Comme si, à travers les images, on prenait soudain conscience de la vitesse à laquelle le temps s’écoule, aussi vite qu’une vague qui vient s’échouer sur le rivage.
Seaside 2025 a ainsi trouvé sa forme : une collection d’instants réunis par une même saison, un même lieu, une même envie de regarder. Sans récit préétabli, j’ai simplement laissé les images trouver leur place, chacune avec sa lumière, son atmosphère et ce qu’elle pouvait évoquer.
De ces images est née l’envie de retrouver, chaque été, cette même liberté : photographier les instants de vie et laisser une nouvelle histoire se dessiner.
Seaside 2025 — là où tout a commencé.
Seaside est née d’une envie de raconter autrement ces moments qui reviennent chaque été.
En 2025, au fil des images que je publiais, une histoire a peu à peu commencé à apparaître. Sans avoir été pensée comme telle au départ, la série s’est naturellement construite en plusieurs actes, comme une sorte de théâtre de la mer : des scènes, des personnages, des lumières, des silences, des moments qui se succèdent au rythme de l’été.
Une fois l’été passé, cette première série a pourtant continué à mûrir. En regardant les images avec un peu de recul, j’ai compris qu’elle racontait quelque chose qui pouvait revenir, autrement, chaque année.
L’idée d’une Summer Series récurrente est née de là : retrouver le bord de mer, retrouver ces moments, mais laisser chaque été écrire sa propre histoire.
Puis l’été est passé.
Puis est arrivé un autre été.
Ces journées passées au bord de la mer, presque toujours les mêmes et pourtant jamais tout à fait. Les promenades, les lumières, les dunes, les silences, les moments partagés. Des choses simples, souvent prises sur le vif, sans chercher à construire une image à l’avance.
Une manière de décrocher, quelque part.
Seaside raconte ces étés-là. Pas comme un carnet de vacances, mais comme une collection d’instants : un paysage, un portrait, une silhouette, une rencontre, la faune ou la flore croisées au détour d’une journée.
La série rassemble ainsi plusieurs façons de photographier, sans chercher à les organiser. Je photographie ce qui se présente, ce qui m’arrête, ce qui se passe devant moi. Le moment passe avant l’intention, et c’est finalement le rythme de l’été qui donne sa cohérence à l’ensemble.
Après une première Summer Series en 2025, Seaside revient en 2026, et très certainement chaque année.
Parce que les étés se ressemblent parfois, mais qu’aucun ne raconte exactement la même histoire.
Cette série est née d’un heureux accident.

D’une première expérience de double exposition, presque instinctive, réalisée directement à la prise de vue, où des portraits sont venus se fondre dans la matière.
Ici, pas d’effet ajouté après coup : la superposition se crée au moment même où l’image est photographiée, laissant une part de hasard et d’imprévisible au résultat.
Le hasard a fait apparaître quelque chose que je n’avais pas cherché : des visages suspendus dans le paysage, des regards mélancoliques comme pris entre deux réalités.
Le chapitre I m’a évoqué l’affiche du film Je vais bien, ne t’en fais pas, chargée de silence, de fragilité et d’émotion brute.
J’ai alors choisi de poursuivre l’expérience, de laisser les portraits rencontrer la nature, de chercher ce qui pouvait naître de ces rencontres.
Demi-Mots est devenue une exploration de l’accident, de l’intuition et de ce qui apparaît lorsque deux images cessent simplement de se superposer pour commencer à dialoguer.
Une série née du hasard, poursuivie par l’envie de voir où il pouvait me mener.
Demi-Mots — série en cours.
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